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AGRICULTURE (Source: UPA)

  • Les ventes de produits biologiques augmentent de 20 % à 30 % chaque année, et ce, même s'ils sont généralement plus dispendieux (coûts de production plus élevés). On compte donc de plus en plus de producteurs certifiés biologiques (816 producteurs certifiés biologiques au Québec en 2008; 790 en 2006). Ce nombre continuera certainement d'augmenter au cours des prochaines années car l'offre québécoise de produits biologiques est encore loin d'égaler la demande (80 % à 85 % des produits bio consommés chez nous sont importés).
  • L'agriculture québécoise est encore aujourd'hui très majoritairement constituée d'entreprises à dimension humaine, propriétés de familles qui en assument la gestion et la prise de décision. À ce propos, il est faux de prétendre que l'agriculture québécoise est de nature industrielle. À titre d'exemple :

Dimension moyenne des fermes

Québec : 113 hectares; Canada : 295 hectares (Statistique Canada, 2006) États-Unis : 182 hectares (USDA, 2008)

Fermes porcines

Dimension moyenne d'une ferme porcine au Québec : 1 734 porcs (Statistique Canada, 2006). Dimension moyenne au Manitoba : 2 468 porcs. États-Unis : 53 % des fermes porcines aux États-Unis produisent plus de 5 000 porcs par année (National Pork Producers Council, 2007).

Fermes laitières

Dimension moyenne d'une ferme laitière au Québec : 55 vaches (Groupe Ageco, 2008). Canada : 72 vaches. Terre-Neuve : 180 vaches. Idaho : 659 vaches. Arizona : 982 vaches. Californie : 900 (FPLQ, 2009).

  • Pour des raisons de fraîcheur, de qualité, de kilométrage alimentaire ou autre, le préjugé favorable des Québécois pour des aliments produits localement est de plus en plus marqué. Le défi, pour les consommateurs, est d'accéder à ces produits dans les grands réseaux de distribution. En résumé, il faut trouver des moyens d'emmener davantage de produits agricoles québécois sur les tablettes des épiceries, là où se trouvent principalement les consommateurs.
    • Il faut premièrement que ces produits soient bien identifiés, pour que les consommateurs puissent faire un choix éclairé. Malheureusement, l'identification de la provenance est strictement volontaire au Québec (Aliments du Québec) et au Canada (Produit du Canada). Cela permet, à titre d'exemple, aux grands distributeurs choisissant de s'approvisionner à l'étranger (au niveau notamment des marques maison) de maintenir l'anonymat de la provenance (Inde, Chine, États-Unis, etc.).
    • Il faut aussi que les aliments d'ici soient offerts à des prix compétitifs. À cet effet, un fromage vendu 14 $ le kilogramme par une fromagerie au distributeur est revendu 19 $ le kilogramme au détaillant, qui lui le revend 42 $ le kilogramme au consommateur. Ces marges exorbitantes prises par les intermédiaires ne sont malheureusement pas de nature à favoriser la consommation des produits québécois (ce qui explique en partie la grande popularité des marchés publics).
    Source: UPA
 

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