ALIMENTATION ET BONNES PRATIQUES (Source: UPA)
- Tous les aliments produits au Québec respectent les normes de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (parmi les plus sévères au monde), qu'ils soient « conventionnels », biologiques ou autres.
- Le recours à des substances utilisées contre les ennemis des plantes (pesticides, fongicides, herbicides, etc.) ou pour accroître la productivité (OGM, etc.) est fortement réglementé. Aucun de ces produits n'est utilisé s'il n'est pas homologué, c'est-à-dire approuvé par le gouvernement du Canada comme étant sans risques pour la santé. L'utilisation de ces produits est aussi fortement encadrée par les ministères québécois et canadiens de la Santé, de l'Agriculture et de l'Environnement. Ils sont donc utilisés avec beaucoup de rigueur. On remarque par ailleurs une baisse au niveau du recours à plusieurs de ces produits, en l'occurrence les pesticides.
- En 1992, au Québec, on comptait 3,89 kg d'ingrédients actifs (i.a.) de pesticides par hectare. En 2004 (dernières statistiques disponibles), on en comptait 2,49 kg i.a. /ha. Comme la proportion des superficies en culture ayant reçu des pesticides est demeurée stable au fil des ans (48 % en 2007; 45% en 2003), on comprend que l'épandage de pesticides est fait de façon de plus en plus parcimonieuse et ciblée.
- En 2004 et 2005, près de 500 échantillons de fruits et légumes frais du Québec ont été analysés. Les cultures investiguées étaient des pommes, des fraises, des framboises, des laitues romaines, des poivrons verts, des tomates rouges de champs et des pommes de terre. Des résidus de pesticides ont été repérés dans 33 % des échantillons. Fait rassurant : seulement 1,5 % des échantillons affichaient des concentrations au-delà de la norme légale. Rappelons tout de même qu'il est possible de réduire et souvent même d'éliminer les résidus de pesticides en lavant soigneusement tous les légumes et fruits frais à l'eau courante.
- Actuellement, seules les OGM servant aux grandes cultures de canola, de maïs-grain et de soja sont commercialisées au Canada et au Québec, principalement à des fins d'alimentation animale. La pomme de terre GM n'est plus commercialisée depuis 1999. Aucun fruit, ni aucun légume ou animal GM n'est actuellement commercialisé en vue de la consommation humaine ou animale au Canada. Soulignons que le recours aux biotechnologies est moindre chez nous qu'aux États-Unis, notamment au chapitre du soya. Au Québec, en 2006, on estimait que plus de 41 % des cultures en soya et que 53 % de celles en maïs étaient issues des technologies de la biologie moderne. Pour la même année, les données américaines montrent que 89 % des superficies de soya et que 61 % de celles en maïs étaient ensemencées en variétés OGM.
- Contrairement à la croyance populaire, aucune hormone de croissance n'est donnée aux volailles puisque cet usage est interdit au Canada depuis plus de 30 ans. La croissance rapide des volailles dépend plutôt de l'amélioration de leur alimentation et de la prévention des maladies par l'usage d'antibiotiques.
- Au Québec, les antibiotiques sont des médicaments sous le contrôle des vétérinaires et les normes pour la détection des résidus de médicaments sont exceptionnellement strictes. Le non-respect de ces normes entraîne des conséquences sévères. À titre d'exemple :
- Dans l'industrie laitière, un contrôle rigoureux est exercé afin d'assurer l'absence de résidu d'antibiotique dans le lait de consommation ou dans les produits laitiers achetés par les consommateurs. Le lait dans lequel sont détectés des résidus de médicaments est jeté et le producteur contrevenant fait l'objet de sanctions sévères.
- Dans les produits d'élevage, les animaux ayant reçu des médicaments doivent respecter des périodes de retrait avant d'être abattus afin d'éliminer toute trace possible de résidus de médicaments de leur système. Cet élément constitue un point de contrôle des programmes de salubrité et fait l'objet d'importantes mesures de prévention et de surveillance au Canada. À cet effet, les agriculteurs québécois entreprennent des démarches auprès des autorités réglementaires afin de s'assurer que les produits importés, qui représentent un pourcentage très significatif des aliments consommés par les Québécois, soient contrôlés avec autant de rigueur.
- Dans l'industrie laitière, un contrôle rigoureux est exercé afin d'assurer l'absence de résidu d'antibiotique dans le lait de consommation ou dans les produits laitiers achetés par les consommateurs. Le lait dans lequel sont détectés des résidus de médicaments est jeté et le producteur contrevenant fait l'objet de sanctions sévères.




